Les nains, de Markus Heitz

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Presque un an après, le blog renaît de ses cendres !

Pas très violemment cependant, on va ré-attaquer gentiment avec une lecture rapide et pas très marquante : le premier tome du cycle des Nains, de Markus Heitz. On m’a beaucoup conseillé de cycle sur un forum, j’ai sauté le pas en me disant que ça n’engageait à pas grand chose. Les Nains se veut un cycle qui revisite le poncif classique de la fantasy en prenant le point de vue d’une race bien ancrée dans le carcan tolkiennien, la race des Nains. Parler de Tolkien n’est pas anodin. C’est évidemment lui qui est à la base de cette race comme faisant partie de la Sainte Trinité Hommes / Elfes / Nains. C’est probablement à lui aussi le constat que les Nains sont souvent les parents pauvres de la fantasy.

Moins glamours que les elfes, après tout les croisements hommes / elfes sont courant en fantasy, curieusement les hommes semblent peu attirés par les charmes des naines. Chez Tolkien comme chez ses successeurs le peuple des Nains est souvent le peuple « gentil » le moins détaillé et mis en avant. Dans la bande, le Nain, c’est un peu l’équivalent du noir rigolo dans le film d’horreur, le petit gros dans le groupe de gamins, bref le caution morale mettant bien en valeur la rectitude du héros qui trouve dans le Nain un compagnon aux abords revêches mais au cœur doux.

Injustice ! a dû pensé Markus Heitz. Les Nains méritent mieux ! Il s’est donc attelé à les mettre en lumière, au premier plan de tout un cycle même, en leur donnant les premiers rôles ! Alors ça a donné quoi ? Ben un truc moyen.

Les Nains, ça me fait penser aux campagnes électorales. Vous savez, quand les médias sont plus ou moins forcés de donner plus de place aux représentants de mouvements minoritaires pour qu’ils puissent s’exprimer équitablement. Au final, ils ont eu plus de place pour parler, certains mêmes ont pu se montrer devant le plus grand nombre, mais cette place que l’on leur aura ménagée aura t-elle fait une différence ? Rien n’est moins sur.

Dans les Nains, c’est sur, on voit beaucoup plus de nains que d’habitude, ils se retrouvent même au cœur de certaines des intrigues mais ont-ils pour autant retrouvé toute la place qu’ils méritent ? Pour moi c’est loin d’être évident. L’intrigue principale est une sombre histoire tout à fait classique concernant des hommes, magiciens confrontés à une invasion de dark machins. Les Nains sont contonnés à un rôle de chiens de garde pas méchants mais un peu bêbêtes quand même. Certes le héros principal est un Nain, mais quel Nain ? Bébé et sans doute orphelin, le jeune héros est recueilli par un big magicien et élevé parmi les hommes. Oh il aime bien forger un peu de fer (sic) mais il aime surtout bouquiner et n’a jamais eu la chance de rencontrer quelqu’un de son espèce. C’est un peu dommage, je trouve, que pour un cycle dédié aux Nains, le héros ne soit pas complètement un Nain mais une sorte d’homme bizarre, une déclinaison de l’Elu en fait. Quelque part c’est comme si l’auteur n’a pas voulu aller jusqu’au fond de sa démarche, au risque de dérouter trop hardiment le lecteur de fantasy habituel.

Remarquez, les autres Nains pur jus ne sont guère plus satisfaisants. On nous as promis dans une préface des Nains profonds, avec une culture riche et au coeur des récits. Force est de constater que les Nains proposés ne sont guère différents de ce que l’on peut voir ailleurs. Ils aiment vivre dans les montagnes, creuser des cailloux, la bière et le fromage puant. Et pas grand chose de plus. Ah si, ils n’aiment pas les Elfes. Parce que c’est comme ça et que si ils peuvent faire la nique, ben ils le feront tiens ! Bref.

Notez que je n’ai lu que le premier tome français, qui correspondrait à ce que j’ai compris à la moitié d’un tome anglais. Mon avis est donc sans doute basé sur une lecture partielle. Mais cet échantillon ne m’a pas vraiment encouragé à poursuivre, surtout qu’en regardant j’ai vu qu’il y avait un paquet de tomes derrière. Ce n’est pas désagréable à lire mais le livre souffre quand même d’un manque de punch certain, d’une ébauche d’univers somme toute classique mais encore brouillonne, avec le sentiment rédhibitoire que les promesses ne sont pas tenues et que sous couvert d’un point de vue original, celui des Nains, on nous serve quelque chose de tiède et réchauffé.

Diablo III

diabloObjet de mon temps de loisir de ces derniers mois, petit compte-rendu sur l’un des jeux les plus attendus de l’année, qui plus est tout ce qu’il y a fantasy, Diablo III.

Diablo II, c’était des centaines d’heures de clics frénétiques, de course au grosbillisme, de farms en série de boss. Un jeu extrêmement répétitif donc mais avec toujours la même carotte, celle d’au bout de dizaines de runs de tomber sur ze objet, ze item de la mort qui change tout. En plus de ça c’était aussi énormément de temps passer à construire, fignoler, planifier sur papier en amphi les futurs personnages, leurs skills, caractéristiques au poil de cul près. Jusqu’à ce qu’on se rende compte que l’on a mis un point là ou il fallait pas et qu’il fallait TOUT RECOMMENCER. Bref c’était con et bête mais on en redemandait. Alors comment ce troisième opus se positionne par rapport à tout ce gros passif ?

Eh bien la réponse tient dans le normand. Mais d’abord passons en revue les aspects techniques. Graphiquement j’ai rien à dire. C’est beau, chatoyant, bien animé, ça pète de partout sans ramer, bref ça tient la route. Pour moi j’attendais un Diablo 2 en 3D, beau, et qui tourne bien. De plus depuis la sortie j’en ai pas entendu un se plaindre des graphismes cartoons, objet de nombreux whines lors de la parution des premiers visuels. Il y a même un gros pied de nez pour ces mauvais coucheurs avec la présence d’un niveau des vaches sur le thème des MPP aka Mon Petit Poney. Sans être un fanboy, je pense que celle là ils l’ont pas volé et je dis bien joué Blizzard.

Autre point technique : Battle.net. Les retards à l’allumage de la plateforme m’ont plutôt fait rigoler, sauf sur un point. Diablo 3 n’est pas jouable non seulement en lan mais ni même en solo déconnecté. Il faut être connecté à Bnet en permanence et de plus il ne faut pas lagger. POUR JOUER EN SOLO. Pour l’héritier de Diablo II qui a tant été joué en lan à la maison, ou tout seul pour le mec dans son coin tranquille, c’est scan-da-leux.

Concernant le scénario c’est mitigé. Dans le positif c’est le gros effort visible qui a été fait sur le background, un univers qui s’étoffe un peu au travers de différents éléments, de livres à ramasser, des discussions avec les PNJ, des interventions des compagnons etc Bien plus que dans le II, on se rend compte entre 3000 clics frénétiques qu’il y a quelque chose derrière ce décor carton pâte et on est intrigué. Malheureusement, la trame scénaristique vient tout foutre par terre. Outre le fait que l’on soit totalement spectateur, mais ça ça ne change pas, je regrette surtout le pseudo twist qui annonce la dernière partie, elle-même vide et complètement bâclée. Les quelques miettes d’empathie que les protagonistes auront pu vous glaner sont effacées d’un revers de main dédaigneux, comme si on avait viré les scénaristes au début du dernier acte. Remarque vu leur tavail précédent c’est compréhensible mais il aurait peut-être fallu en engager d’autres. En cinq ans ça s’envisage. Et puis qu’est-ce que c’est que ces boss qui tout d’un coup se mettent à te bassiner avec des trololo je vais te manger ? Putain un Diablo tu descends dans des souterrains sombres la peur au ventre dans un silence oppressant en craignant de tomber au détour d’un couloir sur une immense bête cauchemardesque qui te OS. Pas ces gugusses bavards au design pour le coup très décevants à l’exception de Diablo lui-même. Dommage. Après toute la communication pendant ces années sur le fait que y aurait le paquet sur la storyline, que l’on serait acteur des évènements, que l’on se sentirait faire partie d’un univers entier, tout ça pour ça ? Gros foutage de gueule.

Chère Leah, qui es-tu donc ? Ma pauvre, tout le monde s’en fout, Blizzard les premiers.

Reste tout de même le coeur du jeu, les classes et  la course au stuff. Concernant les classes, pas grand chose à dire. Y en a pour tous les goûts, avec un style et un gameplay marqué chacun. Du tank au soutien en passant par le contrôle ou le glass canon y a ce qu’il faut. Avec toujours ces whineurs de cac qui se plaignent de taper comme des moules, mais bon, faut savoir ce qu’on veut. Gros gros point noir néanmoins, l’absence totale de personnalisation de l’avatar. C’est la version mâle ou femelle, point. Quand on voit la tronche de la barbare c’est même juste la version mâle. Niveau attachement à son personnage, on y perd pas mal et c’est d’autant plus regrettable que contrairement à Diablo 2, il n’y a quasiment aucun intérêt à faire plusieurs personnages de la même classe du fait que l’on peut changer tous ses skills n’importe comment.

Restent les objets, donc. Ici, deux gros changements également par rapport au deuxième opus :

  • tous les objets ont des caractéristiques fortement aléatoires et ce, dans de grandes plages, y compris les uniques, légendaires, objets de sets etc
  • l’hôtel des ventes, où l’on peut vendre et acheter n’importe quoi

Conséquence ? On ne farme plus pour trouver l’objet fantastique que l’on espérait tant ou bien un équivalent que l’on va pouvoir trade contre celui qu’on veut. Fini le rush d’adrénaline provoqué par le fait de voir un cimier harlequin non identifié tomber par terre. Maintenant, les objets jaunes aux propriétés aléatoires sont rois et il faut les farmer A LA PELLE. Et on tombe très rarement sur la perle rare qui va booster notre personnage, la plupart du temps ce qui est intéressant ne l’est que par son potentiel de vente à l’HV. On n’est plus un chercher de trésors, dorénavant dans Diablo III on est un négociant.

En regardant mon profil de personnage, je vois que mon perso principal, une sorcière, a tué environ 5000 élites. Disons très grossièrement que cela résulte en 4000 objets jaunes obtenus en tant que level 60. Sur le tas j’ai du avoir maximum 5 très gros objets, de ceux qui se vendent plusieurs millions à l’HV. Sur le total, pas très motivant. Il reste un autre moyen de s’enrichir : la spéculation. Acheter à bas prix, revendre plus cher. Ca m’a amusé deux mois maximum, le temps de faire un gros gros stuff à ma sorcière. Mais ensuite, c’est plus possible. Ca ne motive pas à jouer, à farmer. Donc deux mois et demi après l’achat du jeu j’ai mis tous mes objets en vente à l’HV en €. Malgré les commissions de requins de Blizzard, j’espère pourquoi pas récupérer la mise initiale.

Suis-je amer pour autant ? Eh bien non, pendant plus de 200 h je me suis plutôt amusé, parfois été excité, et peut-être même que ça ne m’aura pas coûte de l’argent au final. Mais effectivement le modèle économique m’a très vite lassé. Pour être tout à fait honnête quand je jouais à Diablo II je n’y jouais pas six mois ou un an d’affilée. C’était plutôt par-ci par-là quelques mois, histoire de remonter un ou deux persos. Le problème avec Diablo III est que je ne me vois pas recommencer, puisqu’il n’y a rien à recommencer si ce n’est d’autres classes. Et je ne parle pas du pvp, toujours pas sorti (su-pair pour un jeu en dev depuis plus de 5 ans) mais dont je n’attends rien.

J’espère que le futur contenu du jeu changera la donne me concernant mais rien n’est moins sur. Donc voilà, Diablo III, merci c’était plutôt sympa mais au revoir.

Blanche Neige et les lance-missiles, de Catherine Dufour

De retour après plusieurs mois de silence, bien occupés par un nouveau travail et Diablo 3 il faut bien le dire. L’occasion d’inaugurer le nouveau système de blog WordPress, merci au passage aux gentils techniciens de fantasy.fr. Et chose promise, chose due, je continue mon parcours de la fantasy française en abordant aujourd’hui un livre de Catherine Dufour, Blanche Neige et les lance-missiles et plus particulièrement le premier tome, Quand les dieux buvaient.

Il s’agit de mon premier roman de Catherine Dufour. J’en avais pas mal entendu causer sur différents forums et quand je suis tombé sur ce bouquin avec ce titre et cette couverture bien pratchettiennes je me suis laissé tenter. Comme on peut s’y attendre, cez bouquin est une revisite du conte de fées, pas seulement Blanche Neige en fait mais un peu tous les contes de fées qui peuplent notre imaginaire collectif. Un melting pot mêlant donc Blanche, pas la bière, Peau d’Âne, la Belle au bois dormant etc A partir de ce constat je ne pense pas qu’il soit très utile de parler de l’histoire, en sachant que ces personnages se bouffent le nez en particulier avec la méchante Reine. A coups de lance-missiles et de vannes bien actuelles.

Il s’agit bien évidemment d’un roman humoristique, jouant à fond la carte de l’absurde, du non-sense comme certains disent, et du décalage entre les images emparfumées de patchouli que l’on a des contes de fées et un traitement tout ce qu’il y a de plus actuel. N’est pas Pratchett qui veut, ais-je beaucoup lu comme commentaires sur ce livre. C’est pas grave, j’apprécie modérément Pratchett finalement. J’en ai lu 2-3, toujours sans déplaisir mais jamais sans atteindre les sommets d’hilarité que l’on m’avait promis. En fait je dirais même que Blanche Neige m’a fait beaucoup penser à l’un des bouquins de Pratchett, pas un Disque Monde mais sa collaboration avec Neil Gaiman, De bons présages. La aussi une oeuvre encensée mais que j’ai eu du mal à apprécier, et pour les mêmes raisons que j’ai eu du mal à apprécier la Blanche.

En ce qui me concerne ça a été une question non pas de qualité, mais de quantité.J’apprécie l’absurde, l’humour anglais, les Monty Python, toussa, mais en l’occurrence dans ces deux bouquins j’en ai eu une indigestion. Il y en a tout le temps, partout. Et du coup ça donne un rythme très très décousu à l’histoire, pour peu qu’il y en ait une car on est tenté de croire que la trame principale n’est que le prétexte à l’assaut de saillies, bombardements de répliques et situations absurdes. Ca se caractérise notamment avec des chapitres très courts, ou plutôt de gros chapitres découpés en une multitude de sous-parties, parfois longues de quelques lignes, enchaînant d’innombrables allers-retours parmi la flopée de personnages. Pour moi c’est dur d’en tirer un fil directeur, évidemment zéro empathie, et au final cette surenchère d’absurdité est très très lourde. Question de sensibilité puisque j’ai eu exactement le même problème avec De bons présages.

Ceci-dit.

Je reconnais à Catherine Dufour une très belle écriture, un style enlevé et fluide. Et puis lire une oeuvre humoristique dans la langue de l’auteur, je me rends compte avec Blanche Neige que ça apporte un plus.

D’autre part, on peut accorder à Dufour un certain talent dans cette confrontation contes de fées/ monde réel. Le thème étant à la mode, le bouquin traite revisite plutôt bien le genre et ce sans surfer sur la vague puisqu’il a été fait avant la vague actuelle des films Blanche Neige, Alice, Once upon a time etc

Voilà, ayant eu beaucoup de mal à finir ce premier tome je n’envisage pas de lire le deuxième. Malgré tout j’ai découvert un auteur (français) intéressant et disposant d’une bonne maîtrise, que j’ai d’ailleurs continué à lire avec le goût de l’immortalité (hélas avec un résultat guère plus positif, mais ceci, mon boudchou, est une autre histoire).

Le roi d’août, de Michel Pagel

Le roi d'août

Ce livre n’est peut-être pas le plus connu et pourtant il gagne à l’être. Je ne me rappelle plus la raison qui me l’a fait acheter, il me semble que pour une lecture sur la plage d’Oléron je cherchais quelque chose, le Leclerc de l’île n’étant pas très fourni j’ai du jeter mon dévolu sur ce livre, en donnant sa chance à un auteur français que je ne connaissais pas mais cette fois-ci sans m’avancer trop avec un one-shot. Et bien m’en as pris.

Le roi d’août est pour moi le parfait bouquin de fantasy historique, si on s’amuse à créer une énième sous-catégorie à ce genre qui n’en manque pas. Il narre la vie et le règne de Philippe II dit Philippe Auguste selon son point de vue, à la croisée entre le 11ème et le 12ème siècle. Philippe Auguste n’est pas forcément le roi le plus connu dans l’imaginaire collectif, mais si on dit qu’il est le roi français contemporain des Plantagênets à savoir Henri II, Richard Coeur de Lion et Jean Sans Terre ça aide mieux à situer. Et à la lecture de ce roman on se dit que le côté frenchie de cette époque ne manque pas de sel. Dans un contexte de royaume français rikiki, le souverain français va être à la lutte avec ses différents vassaux en territoires non seulement françois mais forcément aussi brittons sans oublier les menées des teutons. Un bien beau bordel européen où le territoire français est sujet à convoitises et morcellements mais dont le monarque français va peu à peu consolider son propre territoire. Avec en prime un détour à Jérusalem pour l’une des croisades (haha pas de bol Richard), il y a moultes choses à raconter, comme quoi l’Histoire c’est pas forcément Chiant.

Mais en parrallèle à l’aspect historique, Philippe Auguste est également l’objet d’attentions de la part d’individus moins conventionnels, pour ne pas dire fantastiques. De manière fort naturelle ces interventions rythment tout le règne du roi par des évènements qui ont une importance capitale pour lui, que ce soit sur le plan politique ou émotionnel. Et c’est là la grande force de ce roman pour moi, c’est tout le talent de l’auteur pour entremêler les évènements historiques avec les ingrédients surnaturels dans un tout cohérent, fluide et exemplaire. C’en est à tel point qu’il est très difficile à la lecture de différencier ce qui semble réel, historique de ce qui ne l’est pas, jusqu’à vouloir aller chercher sur wikipedia la mention de tel personnage fantastique tant son intégration est harmonieuse.

Pour ne pas gâcher le tout, je me rappelle d’un style clair, concis, direct que je trouve totalement adapté à l’époque sans pour autant souffrir de lourdeurs archaîques que certains se sentent obligé d’inclure quand ils traitent cette période. Bref, pour un nouvel essai en fantasy française ce fut pour une fois largement positif et même un coup de maître ! Tant mieux, parce qu’à force de taillader des oeuvres dans mes derniers billets ici ça commençait à devenir le Manoir du Mauvais Coucheur. ;)

 

ps : bon sinon c’était sorti en J’ai Lu vers 2005

ps2 : si il y a des connaisseurs, y a t-il d’autres bouquins de Michel Pagel de la même trempe ?

Final Fantasy XIII-2

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Une petite pause dans les critiques de livres pour inaugurer la catégorie jeux vidéo avec en prime un titre comportant le mot « fantasy » dans son nom, Final Fantasy XIII 2 ! Si c’est pas royal ça ! J’ai commencé ce jeu il y a quelque temps sur Xbox 360, moi qui voulait me replonger dans un rpg console depuis quelque temps, les plutôt bonnes critiques du dernier opus de la saga de Square m’ont achevé de sauter le pas. Voilà donc mes impressions après quelque temps de jeu.

Je ne suis pas ce qu’on peut appeler un fan absolu de la saga. En fait je n’ai vraiment fini que FF7 et FF10, et joué un peu au 4 et au 6. Donc rien du fan hardcore ayant tout terminé à 100 %, cependant je dois dire que j’ai beaucoup aimé le 7 à l’époque pour ses ressorts scénaristiques très bien implantés dans le déroulement et j’ai passé également beaucoup de temps sur le 10 car j’accrochais beaucoup au système de combat qui est pour moi encore aujourd’hui la sublimation du tour par tour dans un rpg. Quand aux autres le fait que je ne les ai pas commencé/terminé tient plus à ma nature de joueur volage qui fait qu’en dix ans je n’ai pas terminé plus de 5 jeux solo. Quand à l’épisode précédent, le numéro 13 dont celui qui nous intérèsse est la suite directe, les mauvais retours quand à son aspect « couloirs » et ses allures blingbling weshlol m’avait dissuadé de l’essayer.

C’est joli…

Pour ce FF 13 2 donc, beaucoup de défauts du 13 ont été corrigés ais-je beaucoup lu. En tout cas niveau réalisation, c’est joli. Même très joli, bien animé, sans gros temps de chargements intempestifs. Le tout, du character design aux décors en passant par les menus, les aides et les combats sont vraiment bien léchés et donnent une impression de peaufinage.

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Concernant le scénar et l’intrigue, je suis un peu réservé. N’ayant pas joué au 13, je n’étais pas familier de l’univers et quand dès le départ on vous présente Lightning et sa soeur, ben on préférerait avoir Lightning. Elle est pas méchante la Serah, mais niveau charisme je trouve qu’elle a du mal à sortir de son statut d’ancien personnage secondaire un peu creux. D’autant que dans ses choix au début de l’aventure on ne peut pas dire que la crédibilité l’emporte haut la main : entre laisser son boyfriend et ses potes pour se balader avec un inconnu elle a pas l’air d’avoir les idées bien en place la petite. Quand on son nouveau copain, Noêl, mêmes appréhensions. Il est pas moche, pas mal désigné, mais il dégage de lui une telle impression de commun qu’on en a rien à foutre de savoir qui il est et ce qu’il fait. C’est vraiment le héros squaresoftien de base, un peu classe mais tout aussi creux, un clone fini à la va-vite, un Squall, un Tidus repeint en brun, ou l’un des héros de Kingdom Hearts dont il a l’air d’être le parfait clone.

… mais c’est chiant

Et là, quand je me suis rendu compte que j’allais me coltiner ces deux-là et uniquement ces deux-là tout le long, j’ai lâché mon premier « oups ». Bon, c’est pas trop grave après tout si le reste suit, à commencer par le système de combat. Celui-ci m’a paru au premier abord sympathique. Au début j’avais un peu peur au vu de la confusion des premiers combats et au fur et à mesure que le jeu avance et nous explique les subtilités du combat ça m’a rassuré. Non il semble qu’il y ait pas mal de choses à faire en plus d’appuyer sur A en chaîne. A commencer par le troisième larron qui est forcément un monstre capturé. La mode est au monster hunter et toujours au pokemon, à ce que je vois, pourquoi pas ? Et il y a surtout ce système de rôles ou jobs que l’on peut switcher pour chaque personnage en plein combat. En gros chacun des personnages peut avoir à la fois un rôle parmi attaquant, magicien, tank, soigneur, soutien buff, debuff et on change très dynamiquement la combinaison de ces rôles en plein combat pour s’adapter au contexte du combat. Une grosse attaque du boss en préparation ? On change pour tout le monde qui passe tank, aussitôt l’attaque passée on rechange pour mettre un ou deux soigneurs pour récupérer et puis on rechange pour repartir à l’attaque. Et voilà. Oui voilà car après pas mal d’heures passées en combat ce dernier exemple représente malheureusement toute l’emprise que l’on a sur les combats. Quand on veut se faire chier et qu’on ne se contente pas de garder que des rôles d’attaquants, ce qui a des chances de passer à 95%. Et on s’en fout de la vie perdue avec cette stratégie basique car on regagne tout entre deux combats…

Pourtant j’ai essayé de creuser. Chaque personnage développe son expérience dans chacun des rôles, débloquant des stats et des compétences à la manière du sphérier de FF10. Sauf que dans le rôle le sphérier se remplit tout seul, on ne choisit absolument rien des compétences ou des stats que l’on voudrait monter. Mon réflexe a évidemment été de spécialiser le mec comme attaquant, la nana comme magicienne. Quelques heures plus tard dans la trame principale, sans basher plus que ça, mon gars est déjà level max en attaquant et pareil ma nana comme magicienne. Tant pis, au moins ça a du débloquer pas mal de skills à utiliser en combat non ? Certes oui, sauf que pour prendre le cas de l’attaquant tous les skills ont deux modes : automatique et manuel. Un skill qui par exemple se déclenche quand on dos à l’ennemi avec des points de vie bas, le genre de truc impossible à utiliser de manière manuelle tellement les combats pour « dynamiques » et chatoyants qu’ils soient n’en sont pas moins confus et bordéliques. Bref les actions réllement possibles que l’on puisse faire avec l’attaquant à level maximum sont 1) Attaque un seul 2) Attaque tous 3) Boule de feu un seul 4) Boule de feu tous. Tous les autres skills sont déclenchés de manière automatique et dans le feu des combats on n’a même pas l’occasion de voir ce qu’est leur animation. Ah au fait ça c’est quand on fait les choses soi-même, car oui il existe un bouton autoattaque qui est même le premier dans la liste du menu de combat par défaut. Donc pour résumer les combats c’est A A A quand on utilise autoattaque, si on l’utilise pas c’est ABasA AAA AAA. Su-per.

Ce n’est malheureusement pas la gestion du troisième larron, le pokémon, qui va tromper l’ennui. On loote les monstres comme n’importe quelle potion de vie, sans rien de spécial, y a qu’en fouillant les menus des rôles que « Ah, y a trois nouveaux monstres ! » que l’on se rend compte qu’on en a de nouveaux. Autant dire que leur importance scénaristique est nulle et que le lien affectif que nous unissant à eux est inférieur au simple fait de lancer une pokéball. Il paraît qu’on peut les fusionner, tant mieux. Ca fera de la place dans les menus.

Donc constat assez (beaucoup) décevant pour les combats : je me suis fait chier. Qu’en est-il de l’aspect rpg, de la trame, de la linéarité ? Alors couloirs ou pas couloirs ? Eh bien je ne dirais pas couloirs mais plutût placards. Le jeu utilise le voyage temporel comme fil principal, alors on peut revenir dans les lieux que l’on a visités, pas de problèmes. Et le côté voyage temporel, personnellement Chrono Trigger étant l’une de mes meilleures expériences vidéoludiques ça ne me pose aucun problème là non plus. On peut même refaire les zones de zéro, pour être sur de n’avoir rien oublié. Donc oui on peut dire sans risque que le jeu n’est pas linéaire. Mais ces zones, sacrebleu, ce qu’elles sont minuscules ! Rikiki, à l’étroit, mais c’est vraiment tu sors du portail temporel, à ta gauche tu vois le boss à péter, à droite le village avec ces 4 pnjs dont l’un est l’unique commerçant du jeu donc vrai pnj, et en face le prochain portail temporel. And that’s it ! Une cinématique qui raconte la même chose que la précédente et next chapter ! WTF ?

Back to the future ?

Alors certes on pout accéder aux lieux à des époques différentes. Avec quelques trucs qui changent à chaque fois, un coffre, un boss ou une cinématique mais ça ne change pas la taille des zones. Et ils arrivent à mettre des quêtes annexes dans ça ? La vache. Le sentiment de manger du recyclé ne passe pas très bien. Et la une autre idée me traverse l’esprit, j’en ai pas fait encore beaucoup mais puisque je suis déjà level max dans un ou plusieurs rôles, que je commence déjà à refaire des lieux déjà faits, qu’est-ce qu’il me reste à faire ? Honteusement je vais consulter une soluce sur le net et me repérant dedans, je constate que j’en suis aux quasiment 3/4 du jeu. Après une dizaine d’heures de jeu où avouons le je me suis pas mal fait chier, avec l’impression d’être toujours dans la partie d’introduction du jeu, je découvre que j’en suis bientôt rendu à la fin.

Pour faire un petit bilan, le jeu est plutôt joli, l’histoire plutôt quelconque, les personnages plutôt agaçants, les combats plutôt chiants, le choix sur l’évolution des personnages plutôt inexistant et la perspective d’aller chasser des Pluto pour en faire des compagnons pour la vie plutôt rébarbative. Ya t-il un truc dont j’ai pas parlé ? Mais oui, la musique ! Un élément qui d’habitude ne m’interpelle que rarement mais cette fois-ci la musique a elle aussi réussi à me barber avec des thèmes technoïdes répétitifs et souvent indigestes. Voilà donc où j’en suis, j’ai beaucoup de mal à me motiver pour reprendre le jeu et le terminer. J’ai un peu de mal à comprendre les dithyrambes, pourtant je n’ai pas joué à FF13. Faut-il que celui-ci ait été aussi merdique et qu’il n’y ait vraiment plus rien en J-RPG de nos jours pour que ce FF13 2 soit aussi bien accueilli ? Je ne sais pas mais voilà qui ne vas guère me pousser à rejouer sur ma console.

Note finale (lolz) : 12/20

La Moïra, de Henri Loevenbruck

Deuxième oeuvre faisant partie de mon parcours en fantasy française : La Moïra, de Henri Loevenbruck.

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La Moïra. Comment ça se prononce ? La moira, la moillera, la mo-ira ? Après tout on s’en fout, en plus je ne sais même plus à quoi ça correspond dans cette trilogie. Eh oui encore une trilogie dans ce nouvel essai de fantasy française par Henri Loevenbruck. Un essai que je dois à France Loisirs, qui s’est mis il y a une petite d’années à éditer un peu de fantasy en sortant quelques valeurs sures préexistantes en France en grand format. Il y avait notamment du Robin Hobb et financièrement parlant, ça avait ses avantages quand on voulait lire les Aventuriers de la mer sans se cogner tous les tomes grand format proposés par les gentils gens de Pygmalion. Mais je m’égare et revenons en à la Moïra.

Cette trilogie suit les aventures d’une jeune fille de basse extrace dont j’ai oublié le nom mais qui finit probablement en « a ». Celle-ci se verra proposer une quête afin de contrecarrer un antédiluvien méchant et sera aidé en cela par un papy magicien et parfois par une bande de loups. Dit comme ça, ça paraît bâteau et ce n’est pas qu’une impression. Les personnages, les ressorts de l’intrigue, l’univers labourre copieusement les sentiers battus. Dans mon souvenir ce n’est pas trop désagréable à lire, ça passe même assez vite, juste l’impression de ne jamais s’écarter du vu et revu donne une impression de monotonie, un peu comme à bord d’un TGV à pleine vitesse où on s’endort à regarder les monticules de terre et de mauvaise herbe entourant ls voies.

Je n’ai ressenti que peu d’emptahie pour le personnage principal, kitchen girl sans relief. Juste une chose qui m’a agacée à son sujet, c’est son traitement par la Force Invisible. Eh oui notre gamine dispose mystérieusement de pouvoirs mystérieux, occasionnant force passage du genre « Champouina se sentit envahie d’un sentiment étrange, comme une vague de sérénité montant lentement du plus profond de son être, apaisant tous ses doutes et ouvrant les yeux, mue par une force intérieure à la fois nouvelle et très ancienne, elle sut ce qu’elle devait faire ». Oui je sais que cette ficelle Jeanne d’Arc est loin d’être rare en fantasy mais dans ces bouquins son recours systématique m’a barbouillé l’estomac.

Une autre chose qui m’a bien agacée, ce sont les loups. Pour autant, à voir les titres et les couvertures des tomes, c’est limite si on n’aurait pas du appeler ça la trilogie des loups. Leur importance devait être considérable, or il n’en a rien été. La gamine fait des rêves de sa copine la louve, à part ça quelles sont leurs interactions ? Aucune. La place des loups dans l’intrigue ? J’ai cherché. Ah si à un moment donné tous les copains de la louve arrivent en pleine bataille dans un magnifique deus ex machina, voilà, dans le plus pur style des aigles débarquant à la bataille des Cinq Armées. Quel intérêt à avoir foutu des loups dedans alors ? Je ne sais pas vraiment. Les loups, ça fait bien. Une gamine qui rêve d’un loup, c’est mignon, ça fait wiccan peut-être. En tout cas, superflu, c’est l’adjectif qui ne m’a pas quitté tout au long de la lecture.

Donc encore un essai non transformé. J’avoue qu’après la lecture je me sentais un peu berné. C’était plutôt avec des bons echos que j’avais entamé Fetjaine et Loevenbruck, chaque fois achetant d’un coup les trilogies, et chaque fois un os. La fantasy française avait-elle vraiment autant de retard ? Avais-je des goûts de chiottes ? Ou bien encore avais-je développé inconsciemment des préjugés sur les auteurs français ? La suite au prochain épisode !

ps : On trouve la Moïra chez Bragelonne en grand format, chez J’ai Lu en petit et peut-être encore chez France Loisirs.

La trilogie des elfes, de Jean-Louis Fetjaine

trilogie des elfes

Je suis à peu près certain que c’est le premier bouquin de fantasy d’un auteur français que j’ai lu, début des années 2000. A l’époque les couvertures m’avaient intrigué car c’est la première fois que je voyais des Pocket non illustrées par Siudmak. Pes moches d’ailleurs les couvertures mais je garde une certaine tendresse pour Siudmak qui est indissociable des mes débuts en fantasy avec les Pocket dans les années 90.

Une trilogie, donc, avec des Elfes. Un peu comme Tolkien, me suis-je dit. Tiens pas qu’un peu d’ailleurs, au fil de ma lecture. On retrouve des nains, une communauté représentée d’humains, de nains et d’elfes qui partent en quête d’un objet volé dans le premier tome, ladite communauté se faisant exploser à la fin du premier tome. Omagad là c’est plus qu’une inspiration, c’est du pompage en règle. Bon ben voilà, je n’ai vraiment pas aimé dès le premier tome mais ayant acheté toute la trilogie je me suis forcé à la finir. Je crois bien que c’est la première fois que je me suis forcé à finir un bouquin. Dans mon souvenir un peu vague, le style ne cassait pas trois pattes à un canard, l’amour tragique entre la reine elfe et son minet humain sentait bien le capillotracté. Mais ce qui m’a vraiment agacé à l’époque c’est cette impression de vouloir bouffer à tous les râteliers, de mettre des trucs branchouilles à la mode du moment dans un mélange complètement indigeste. Mélanger du Tolkien copie carbone avec du mythe arthurien tout ça mâtiné d’un celtisme exacerbé était soit très ambitieux, soit très putassier. Ma virulence provient certainement qu’à l’époque c’était la grande période revival celtique avec Manau-dans-la-vallée, je tournais la manivelle lalalala, festival et albums celticobretons à tour de bras, resorties du placard d’Alan Stivell, Dan ar braz et cie, kikoo Brocéliande (le nom d’un autre bouquin de Fetjaine, pas un hasard), bref à l’époque c’était sans commune mesure avec Nolwenn aujourd’hui et j’étais totalement saturé du « celtique ». Alors le retrouver dans un bouquin de fantasy parmi d’aurtes ingrédients injectés artificiellement, j’en ai éprouvé un très fort rejet.

Je sais que par ailleurs ces bouquins sont appréciés par pas mal de gens, peut-être pour les mêmes raisons qui font que je les abhorre, mais je suis désolé, si je devais faire un top de mes pires lectures, cette trilogie tient la corde pour décrocher le podium. Héhé, moi et la fantasy fr, ça commençait mal.

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ps : On trouve la trilogie des Elfes chez Pocket, peut-être ailleurs en grand format.

La fantasy française et moi

Tiens j’avais envie de faire un article pas uniquement dédié à une oeuvre mais plus transverse. Alors je vais traiter de mes essais de lecture de fantasy française (francophone). C’est si intéressant que ça ? Pas forcément mais au moins elles ne sont pas nombreuses et peut-être pourron t-on en tirer quelques conlusions sur une évolution de cet aspect au cours des quinze dernières années. Ou pas. Voici donc les bouquins que j’aborderais, à chaque fois assez rapidement :

L’ordre correspondant à l’ordre où je les ai lus.

J. Edgar

Affiche de J. Edgar

Un film de Monsieur Clint Eastwood, l’homme qui se bonnifie avec le temps. Enfin il paraît vu que de ses réalisations je crois que n’ai vu que Gran Torino, que j’ai bien aimé au passage. Dites donc, si Jean Claude Van-Damme a la même évolution de carrière que l’inspecteur Harry, dans trente ans on peut s’attendre à des films incroyables ! Bon retour à ce film consacré à John Edgar Hoover, l’écrasant patron et fondateur du FBI.

Je ne suis pas fan des biopics en général, les biopics d’Oliver Stone en particulier qui m’ennuient profondément. Mais là, Clint qui se penche sur le cas de la grosse araignée du FBI, y avait de quoi me titiller. Je connaissais un peu le personnage de Hoover, pour avoir écouté quelques podcasts consacrés de ces excellentes émissions Rendez-vous avec X et 2000 ans d’histoire. La complexité et l’importance du personnage laissaient présager un fonds énorme, sans oublier la longévité du bonhomme qui couvre des pans essentiels de l’histoire du XXème siècle.

Je n’attendais pas grand chose du film, et pourtant il semble que j’en attendais trop ou du moins autre chose. Car le film est clairement centré sur la personnalité de Hoover. Sur ses contradictions, son engagement, sa mère castratrice chimique, ses refoulements, son amour de l’ordre et du pouvoir, sa parano… ses différents aspects sont montrés les uns après les autres avec force rembobinements. C’est pas inintéressant en soi, c’est bien filmé avec des palettes de couleur évoluant selon les époques, c’est bien joué même, c’est bien maquillé. Mais c’est un peu long. Et sans fil directeur. Je suis un peu déçu en fait de ne pas vraiment avoir vu en action la Grosse Araignée, la collante éminence grise qui via ses montagnes de fiches menaçait et faisait marcher sur des oeufs tout ce que l’Amérique a compté de personnages importants pendant 50 ans. Sans doute mon impression a t-elle été biaisée par ce que je connaissais de Hoover et de l’histoire américaine (wtf Vietnam ?) mais je ne peux pas m’empêcher de penser que Hoover c’était tellement plus que ce garçon refoulé obsédé de travail.

L’exemple même de ce qui m’a gêné est peut être l’affaire Lindbergh. Elle y a certes sa place pour son importance dans l’évolution du FBI mais la longueur du traitement de cette affaire traitée en outre avec un peu de confusion m’a parue longue et lourde. Alors je ne doute pas que beaucoup apprécieront le parti pris de traiter en majorité la personnalité de Hoover mais personnellement je suis pas mal resté sur ma faim. Et pas mal ennuyé au final car le film n’est pas vraiment court.