La trilogie des elfes, de Jean-Louis Fetjaine

trilogie des elfes

Je suis à peu près certain que c’est le premier bouquin de fantasy d’un auteur français que j’ai lu, début des années 2000. A l’époque les couvertures m’avaient intrigué car c’est la première fois que je voyais des Pocket non illustrées par Siudmak. Pes moches d’ailleurs les couvertures mais je garde une certaine tendresse pour Siudmak qui est indissociable des mes débuts en fantasy avec les Pocket dans les années 90.

Une trilogie, donc, avec des Elfes. Un peu comme Tolkien, me suis-je dit. Tiens pas qu’un peu d’ailleurs, au fil de ma lecture. On retrouve des nains, une communauté représentée d’humains, de nains et d’elfes qui partent en quête d’un objet volé dans le premier tome, ladite communauté se faisant exploser à la fin du premier tome. Omagad là c’est plus qu’une inspiration, c’est du pompage en règle. Bon ben voilà, je n’ai vraiment pas aimé dès le premier tome mais ayant acheté toute la trilogie je me suis forcé à la finir. Je crois bien que c’est la première fois que je me suis forcé à finir un bouquin. Dans mon souvenir un peu vague, le style ne cassait pas trois pattes à un canard, l’amour tragique entre la reine elfe et son minet humain sentait bien le capillotracté. Mais ce qui m’a vraiment agacé à l’époque c’est cette impression de vouloir bouffer à tous les râteliers, de mettre des trucs branchouilles à la mode du moment dans un mélange complètement indigeste. Mélanger du Tolkien copie carbone avec du mythe arthurien tout ça mâtiné d’un celtisme exacerbé était soit très ambitieux, soit très putassier. Ma virulence provient certainement qu’à l’époque c’était la grande période revival celtique avec Manau-dans-la-vallée, je tournais la manivelle lalalala, festival et albums celticobretons à tour de bras, resorties du placard d’Alan Stivell, Dan ar braz et cie, kikoo Brocéliande (le nom d’un autre bouquin de Fetjaine, pas un hasard), bref à l’époque c’était sans commune mesure avec Nolwenn aujourd’hui et j’étais totalement saturé du « celtique ». Alors le retrouver dans un bouquin de fantasy parmi d’aurtes ingrédients injectés artificiellement, j’en ai éprouvé un très fort rejet.

Je sais que par ailleurs ces bouquins sont appréciés par pas mal de gens, peut-être pour les mêmes raisons qui font que je les abhorre, mais je suis désolé, si je devais faire un top de mes pires lectures, cette trilogie tient la corde pour décrocher le podium. Héhé, moi et la fantasy fr, ça commençait mal.

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ps : On trouve la trilogie des Elfes chez Pocket, peut-être ailleurs en grand format.

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