J. Edgar

Affiche de J. Edgar

Un film de Monsieur Clint Eastwood, l’homme qui se bonnifie avec le temps. Enfin il paraît vu que de ses réalisations je crois que n’ai vu que Gran Torino, que j’ai bien aimé au passage. Dites donc, si Jean Claude Van-Damme a la même évolution de carrière que l’inspecteur Harry, dans trente ans on peut s’attendre à des films incroyables ! Bon retour à ce film consacré à John Edgar Hoover, l’écrasant patron et fondateur du FBI.

Je ne suis pas fan des biopics en général, les biopics d’Oliver Stone en particulier qui m’ennuient profondément. Mais là, Clint qui se penche sur le cas de la grosse araignée du FBI, y avait de quoi me titiller. Je connaissais un peu le personnage de Hoover, pour avoir écouté quelques podcasts consacrés de ces excellentes émissions Rendez-vous avec X et 2000 ans d’histoire. La complexité et l’importance du personnage laissaient présager un fonds énorme, sans oublier la longévité du bonhomme qui couvre des pans essentiels de l’histoire du XXème siècle.

Je n’attendais pas grand chose du film, et pourtant il semble que j’en attendais trop ou du moins autre chose. Car le film est clairement centré sur la personnalité de Hoover. Sur ses contradictions, son engagement, sa mère castratrice chimique, ses refoulements, son amour de l’ordre et du pouvoir, sa parano… ses différents aspects sont montrés les uns après les autres avec force rembobinements. C’est pas inintéressant en soi, c’est bien filmé avec des palettes de couleur évoluant selon les époques, c’est bien joué même, c’est bien maquillé. Mais c’est un peu long. Et sans fil directeur. Je suis un peu déçu en fait de ne pas vraiment avoir vu en action la Grosse Araignée, la collante éminence grise qui via ses montagnes de fiches menaçait et faisait marcher sur des oeufs tout ce que l’Amérique a compté de personnages importants pendant 50 ans. Sans doute mon impression a t-elle été biaisée par ce que je connaissais de Hoover et de l’histoire américaine (wtf Vietnam ?) mais je ne peux pas m’empêcher de penser que Hoover c’était tellement plus que ce garçon refoulé obsédé de travail.

L’exemple même de ce qui m’a gêné est peut être l’affaire Lindbergh. Elle y a certes sa place pour son importance dans l’évolution du FBI mais la longueur du traitement de cette affaire traitée en outre avec un peu de confusion m’a parue longue et lourde. Alors je ne doute pas que beaucoup apprécieront le parti pris de traiter en majorité la personnalité de Hoover mais personnellement je suis pas mal resté sur ma faim. Et pas mal ennuyé au final car le film n’est pas vraiment court.

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