Final Fantasy XIII-2

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Une petite pause dans les critiques de livres pour inaugurer la catégorie jeux vidéo avec en prime un titre comportant le mot « fantasy » dans son nom, Final Fantasy XIII 2 ! Si c’est pas royal ça ! J’ai commencé ce jeu il y a quelque temps sur Xbox 360, moi qui voulait me replonger dans un rpg console depuis quelque temps, les plutôt bonnes critiques du dernier opus de la saga de Square m’ont achevé de sauter le pas. Voilà donc mes impressions après quelque temps de jeu.

Je ne suis pas ce qu’on peut appeler un fan absolu de la saga. En fait je n’ai vraiment fini que FF7 et FF10, et joué un peu au 4 et au 6. Donc rien du fan hardcore ayant tout terminé à 100 %, cependant je dois dire que j’ai beaucoup aimé le 7 à l’époque pour ses ressorts scénaristiques très bien implantés dans le déroulement et j’ai passé également beaucoup de temps sur le 10 car j’accrochais beaucoup au système de combat qui est pour moi encore aujourd’hui la sublimation du tour par tour dans un rpg. Quand aux autres le fait que je ne les ai pas commencé/terminé tient plus à ma nature de joueur volage qui fait qu’en dix ans je n’ai pas terminé plus de 5 jeux solo. Quand à l’épisode précédent, le numéro 13 dont celui qui nous intérèsse est la suite directe, les mauvais retours quand à son aspect « couloirs » et ses allures blingbling weshlol m’avait dissuadé de l’essayer.

C’est joli…

Pour ce FF 13 2 donc, beaucoup de défauts du 13 ont été corrigés ais-je beaucoup lu. En tout cas niveau réalisation, c’est joli. Même très joli, bien animé, sans gros temps de chargements intempestifs. Le tout, du character design aux décors en passant par les menus, les aides et les combats sont vraiment bien léchés et donnent une impression de peaufinage.

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Concernant le scénar et l’intrigue, je suis un peu réservé. N’ayant pas joué au 13, je n’étais pas familier de l’univers et quand dès le départ on vous présente Lightning et sa soeur, ben on préférerait avoir Lightning. Elle est pas méchante la Serah, mais niveau charisme je trouve qu’elle a du mal à sortir de son statut d’ancien personnage secondaire un peu creux. D’autant que dans ses choix au début de l’aventure on ne peut pas dire que la crédibilité l’emporte haut la main : entre laisser son boyfriend et ses potes pour se balader avec un inconnu elle a pas l’air d’avoir les idées bien en place la petite. Quand on son nouveau copain, Noêl, mêmes appréhensions. Il est pas moche, pas mal désigné, mais il dégage de lui une telle impression de commun qu’on en a rien à foutre de savoir qui il est et ce qu’il fait. C’est vraiment le héros squaresoftien de base, un peu classe mais tout aussi creux, un clone fini à la va-vite, un Squall, un Tidus repeint en brun, ou l’un des héros de Kingdom Hearts dont il a l’air d’être le parfait clone.

… mais c’est chiant

Et là, quand je me suis rendu compte que j’allais me coltiner ces deux-là et uniquement ces deux-là tout le long, j’ai lâché mon premier « oups ». Bon, c’est pas trop grave après tout si le reste suit, à commencer par le système de combat. Celui-ci m’a paru au premier abord sympathique. Au début j’avais un peu peur au vu de la confusion des premiers combats et au fur et à mesure que le jeu avance et nous explique les subtilités du combat ça m’a rassuré. Non il semble qu’il y ait pas mal de choses à faire en plus d’appuyer sur A en chaîne. A commencer par le troisième larron qui est forcément un monstre capturé. La mode est au monster hunter et toujours au pokemon, à ce que je vois, pourquoi pas ? Et il y a surtout ce système de rôles ou jobs que l’on peut switcher pour chaque personnage en plein combat. En gros chacun des personnages peut avoir à la fois un rôle parmi attaquant, magicien, tank, soigneur, soutien buff, debuff et on change très dynamiquement la combinaison de ces rôles en plein combat pour s’adapter au contexte du combat. Une grosse attaque du boss en préparation ? On change pour tout le monde qui passe tank, aussitôt l’attaque passée on rechange pour mettre un ou deux soigneurs pour récupérer et puis on rechange pour repartir à l’attaque. Et voilà. Oui voilà car après pas mal d’heures passées en combat ce dernier exemple représente malheureusement toute l’emprise que l’on a sur les combats. Quand on veut se faire chier et qu’on ne se contente pas de garder que des rôles d’attaquants, ce qui a des chances de passer à 95%. Et on s’en fout de la vie perdue avec cette stratégie basique car on regagne tout entre deux combats…

Pourtant j’ai essayé de creuser. Chaque personnage développe son expérience dans chacun des rôles, débloquant des stats et des compétences à la manière du sphérier de FF10. Sauf que dans le rôle le sphérier se remplit tout seul, on ne choisit absolument rien des compétences ou des stats que l’on voudrait monter. Mon réflexe a évidemment été de spécialiser le mec comme attaquant, la nana comme magicienne. Quelques heures plus tard dans la trame principale, sans basher plus que ça, mon gars est déjà level max en attaquant et pareil ma nana comme magicienne. Tant pis, au moins ça a du débloquer pas mal de skills à utiliser en combat non ? Certes oui, sauf que pour prendre le cas de l’attaquant tous les skills ont deux modes : automatique et manuel. Un skill qui par exemple se déclenche quand on dos à l’ennemi avec des points de vie bas, le genre de truc impossible à utiliser de manière manuelle tellement les combats pour « dynamiques » et chatoyants qu’ils soient n’en sont pas moins confus et bordéliques. Bref les actions réllement possibles que l’on puisse faire avec l’attaquant à level maximum sont 1) Attaque un seul 2) Attaque tous 3) Boule de feu un seul 4) Boule de feu tous. Tous les autres skills sont déclenchés de manière automatique et dans le feu des combats on n’a même pas l’occasion de voir ce qu’est leur animation. Ah au fait ça c’est quand on fait les choses soi-même, car oui il existe un bouton autoattaque qui est même le premier dans la liste du menu de combat par défaut. Donc pour résumer les combats c’est A A A quand on utilise autoattaque, si on l’utilise pas c’est ABasA AAA AAA. Su-per.

Ce n’est malheureusement pas la gestion du troisième larron, le pokémon, qui va tromper l’ennui. On loote les monstres comme n’importe quelle potion de vie, sans rien de spécial, y a qu’en fouillant les menus des rôles que « Ah, y a trois nouveaux monstres ! » que l’on se rend compte qu’on en a de nouveaux. Autant dire que leur importance scénaristique est nulle et que le lien affectif que nous unissant à eux est inférieur au simple fait de lancer une pokéball. Il paraît qu’on peut les fusionner, tant mieux. Ca fera de la place dans les menus.

Donc constat assez (beaucoup) décevant pour les combats : je me suis fait chier. Qu’en est-il de l’aspect rpg, de la trame, de la linéarité ? Alors couloirs ou pas couloirs ? Eh bien je ne dirais pas couloirs mais plutût placards. Le jeu utilise le voyage temporel comme fil principal, alors on peut revenir dans les lieux que l’on a visités, pas de problèmes. Et le côté voyage temporel, personnellement Chrono Trigger étant l’une de mes meilleures expériences vidéoludiques ça ne me pose aucun problème là non plus. On peut même refaire les zones de zéro, pour être sur de n’avoir rien oublié. Donc oui on peut dire sans risque que le jeu n’est pas linéaire. Mais ces zones, sacrebleu, ce qu’elles sont minuscules ! Rikiki, à l’étroit, mais c’est vraiment tu sors du portail temporel, à ta gauche tu vois le boss à péter, à droite le village avec ces 4 pnjs dont l’un est l’unique commerçant du jeu donc vrai pnj, et en face le prochain portail temporel. And that’s it ! Une cinématique qui raconte la même chose que la précédente et next chapter ! WTF ?

Back to the future ?

Alors certes on pout accéder aux lieux à des époques différentes. Avec quelques trucs qui changent à chaque fois, un coffre, un boss ou une cinématique mais ça ne change pas la taille des zones. Et ils arrivent à mettre des quêtes annexes dans ça ? La vache. Le sentiment de manger du recyclé ne passe pas très bien. Et la une autre idée me traverse l’esprit, j’en ai pas fait encore beaucoup mais puisque je suis déjà level max dans un ou plusieurs rôles, que je commence déjà à refaire des lieux déjà faits, qu’est-ce qu’il me reste à faire ? Honteusement je vais consulter une soluce sur le net et me repérant dedans, je constate que j’en suis aux quasiment 3/4 du jeu. Après une dizaine d’heures de jeu où avouons le je me suis pas mal fait chier, avec l’impression d’être toujours dans la partie d’introduction du jeu, je découvre que j’en suis bientôt rendu à la fin.

Pour faire un petit bilan, le jeu est plutôt joli, l’histoire plutôt quelconque, les personnages plutôt agaçants, les combats plutôt chiants, le choix sur l’évolution des personnages plutôt inexistant et la perspective d’aller chasser des Pluto pour en faire des compagnons pour la vie plutôt rébarbative. Ya t-il un truc dont j’ai pas parlé ? Mais oui, la musique ! Un élément qui d’habitude ne m’interpelle que rarement mais cette fois-ci la musique a elle aussi réussi à me barber avec des thèmes technoïdes répétitifs et souvent indigestes. Voilà donc où j’en suis, j’ai beaucoup de mal à me motiver pour reprendre le jeu et le terminer. J’ai un peu de mal à comprendre les dithyrambes, pourtant je n’ai pas joué à FF13. Faut-il que celui-ci ait été aussi merdique et qu’il n’y ait vraiment plus rien en J-RPG de nos jours pour que ce FF13 2 soit aussi bien accueilli ? Je ne sais pas mais voilà qui ne vas guère me pousser à rejouer sur ma console.

Note finale (lolz) : 12/20

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